Grands succès classiques et romantiques

Mozart, Beethoven, Brahms, Wagner, Tchaïkovski – les grands noms de la musique des XVIIIe et XIXe siècles sont une constante dans les concerts des Berliner Philharmoniker. Cela n’a rien de surprenant, car des œuvres comme les symphonies de Beethoven, le Concerto pour violon de Mendelssohn ou les Danses hongroises de Brahms n’ont rien perdu de leur attrait au fil du temps. Notre sélection vous propose une balade tonifiante à travers les divers genres musicaux du classicisme et du romantisme : ouverture, symphonie, concerto de soliste.

Comme le montre l’histoire du cinéma, il arrive souvent qu’un film destiné à être un succès au box-office connaisse un échec cuisant. En musique, il n’existe pas non plus de recette miracle – et c’est fort heureux – mais certains critères peuvent s’avérer propices : des mélodies enjôleuses, qui vous hantent longtemps après avoir quitté la salle de concert, ne nuisent pas plus au succès que des rythmes bien marqués ou un finale galvanisant. Par ailleurs, l’imagination du public peut être stimulée par des aspects extra-musicaux, que ce soient des évènements liés à la biographie des compositeurs, des programmes de poèmes symphoniques, ou le parcours difficile d’une œuvre d’abord condamnée au purgatoire avant d’accéder au panthéon.

Malgré tout, il demeure impossible d’expliquer pourquoi les pièces réunies sur cette playlist sont devenues des classiques intemporels. Prenez les quatre notes célébrissimes qui ouvrent la Symphonie n° 5 de Ludwig van Beethoven : loin de former une mélodie, elles constituent tout juste un germe mélodique, ce que la musicologie appelle un motif. Mais ce motif en est venu à incarner aujourd’hui presque à lui seul l’ensemble de la musique classique.

Un compositeur aussi renommé que Robert Schumann n’était pas à l’abri d’un échec : son concerto pour violon fait figure de parent pauvre du répertoire, tandis que son concerto pour piano compte parmi les plus joués du genre. Dans certains cas, les raisons d’une popularité quasi unanime semblent en revanche plus évidentes : l’ouverture des Noces de Figaro de Mozart apparaît comme un microcosme du génie de ce dramaturge musical inégalé. Une aura particulière enveloppe également la Pathétique de Tchaïkovski, d’autant plus que le compositeur est décédé quelques jours seulement après sa création.

Le septième art, évoqué en introduction, a aussi donné lieu à des effets de rétroaction : une musique classique servant de bande originale a pu voir sa popularité décuplée. Ainsi, deux pages de notre sélection – le prélude de Lohengrin de Wagner et la Danse hongroise n° 5 de Brahms – ont été choisies par Charlie Chaplin pour son film Le Dictateur. Mais au bout du compte, peu importe la formule du succès , toutes ces œuvres vivent de leur fraîcheur intemporelle.

Nos suggestions