Summertimes : musique d’été avec les Berliner Philharmoniker

Dans cette playlist, les Berliner Philharmoniker vous invitent à un voyage estival : dans la forêt athénienne pour y entendre la musique scintillante du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, à Rome pour y admirer les plus belles fontaines de la ville avec Ottorino Respighi, et dans le sud des États-Unis où Summertime de Gershwin vous bercera paresseusement.

Au fil des siècles, les saisons n’ont cessé d’inspirer aux compositrices et compositeurs des œuvres exceptionnelles : Antonio Vivaldi, Joseph Haydn et Astor Piazzolla ont transposé en musique le cycle complet qu’effectue la nature au cours d’une année ; Robert Schumann a composé une symphonie dite Le Printemps, Igor Stravinsky un ballet intitulé Le Sacre du printemps et Franz Schubert un Voyage d’hiver.

Cette playlist rassemble des œuvres interprétées par les Berliner Philharmoniker et inspirées par des ambiances estivales. Les degrés de chaleur véhiculés par la musique varient considérablement sur le plan, sinon climatique, du moins émotionnel, selon que l’on se trouve dans l’Athènes antique du Songe d’une nuit d’été vibrant et sensuel de Felix Mendelssohn, que l’on voyage avec Debussy vers une Espagne de rêve ou que l’on s’attarde auprès des Fontane di Roma de Respighi dont certaines, selon les propres termes du compositeur, glougloutent dans « la brume fraîche et humide d’une aube romaine ».

Durant son travail très absorbant sur L’Anneau du Nibelung, Richard Wagner s’accorda en 1870 ce qu’on pourrait appeler des vacances d’été et composa une page au lyrisme envoûtant, Siegfried-Idyll, en guise de cadeau d’anniversaire pour son épouse Cosima. Dans le cas de Josef Suk, compositeur que Kirill Petrenko tient en haute estime, l’évocation de l’été revêtait une signification symbolique : son Conte d’été, aux couleurs impressionnistes chatoyantes, lui permit de surmonter une grave crise existentielle par le biais du travail créatif.

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